Rappelez-vous, il y a tout juste 30 ans, Habib Grimzi était lâchement assassiné dans un train par des aspirants-légionnaires. Lancé du train car il était Arabe, voici ce qui ressortira de l'enquête.
Un film avait été tiré de cette histoire en 1984 : "Train d'enfer".
Trente ans plus, tard, une plaque en la mémoire de Habib a été inaugurée le vendredi 15 novembre par le ministre de la ville, François Lamy. Elle a été apposée sur le fronton de la gare de Castelsarrasin, lieu où le corps de la victime avait été retrouvé.
Habib, jeune étudiant de 26 ans, devait rentrer chez lui en Algérie suite à son premier voyage en France. C'est dans le train Bordeaux-Vintimille qu'il croisa ses bourreaux : Anselmo Elviro-Vidal, Marc Béani et Xavier Blondel. Ils l'ont d'abord tabassé avant de le jeter du train sans autre forme de procès.
A l'époque, personne n'avait aidé Habib dans le train à l’exception du contrôleur qui avait essayé de le protéger en le plaçant dans un autre compartiment. Lui seul a témoigné lors du procès.
Les trois militaires ont été condamnés à des peines allant de 14 ans de prison à la réclusion à perpétuité.
« Le complice du racisme, c’est l’indifférence », a dit le ministre lors de la cérémonie.
« Ce crime fait partie de l’histoire de notre pays. Il n’y a aucune fatalité, aucune crise économique, aucune circonstance qui peut justifier un tel acte. Le racisme est une agression absolue. Il n’est pas une opinion mais un délit puni par la République » a-t-il ajouté.
Habib, on pense à toi.
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